Dans les produits cosmétiques distribués en pharmacie, le plastique est partout. Etes-vous au courant des prochaines évolutions règlementaires en matière d’éco-responsabilité et des impacts associés ?
Dans le monde de la cosmétique « clean », le packaging est un sujet clé. Outre le nombre de matériaux existants, il est parfois difficile de s’y retrouver.
Chez 3B Pharma, on a fait le choix d’utiliser des packagings dont +60% est du plastique recyclé, post usage commercial (PCR) ou industriel (PIR).
Le plastique reste un emballage de choix pour de nombreux acteurs : il est plus léger que le verre, plus facile à sourcer que l’aluminium et permet de maintenir un coût lié au packaging raisonnable, surtout pour des produits accessibles du quotidien.
La règlementation sur les emballages plastiques dans l’industrie cosmétique est amenée à changer dans les prochaines années.
Cette évolution aura un impact significatif sur vos pratiques d’approvisionnement et sur les marques que vous choisissez de référencer.
Dans cet article, nous explorons les implications de ces changements et les normes croissantes en matière de packaging éco-responsable.
1. Transition vers des packagings durables dans l’industrie cosmétique
À partir du 1er janvier 2030, la réglementation exigera un pourcentage minimum de contenu recyclé dans les emballages plastiques, par unité d’emballage.
Pour les emballages sensibles au contact, tels que ceux utilisés dans l’industrie cosmétique, ce pourcentage sera de 30% pour le polyéthylène téréphtalate (PET) et de 10% pour d’autres plastiques.
Cette mesure vise à encourager l’utilisation de matériaux recyclés et à réduire l’empreinte plastique. Indispensable, quand de nombreux acteurs vendent encore des produits à base de plastique non recyclé aujourd’hui alors que ce type de produits existe sur le marché de manière très accessible !
2030 n’est pas loin et ce n’est que la 1ère étape vers une transition plus globale de l’industrie toute entière ! D’ici 2040, la part en plastique d’un emballage augmentera à hauteur de 50% à minima.
2. Information des consommateurs en matière de durabilité des marques qu’ils choisissent
Depuis 2022, une nouvelle signalétique concernant le recyclage des produits est entrée en vigueur, afin d’informer de manière plus uniforme et efficace sur les modes de recyclages des différents composants d’un produit.
Les fabricants et importateurs doivent également indiquer les caractéristiques environnementales des produits sur les packagings : utilisation de matières premières recyclées, possibilités de réemploi, …
Certaines substances, nommées SVCH (Subsance of Very High Concern), citées comme extrêmement préoccupantes d’après le règlement européen REACH , contenant des perturbateurs endocriniens avérés, suspectés ou présumés doivent également être indiquées par les fabricants.
Les consommateurs, de plus en plus sensibilisés à ces problématiques environnementales recherchent de manière croissante des produits ayant un impact positif sur l’environnement.
3. Interdiction de distribuer des échantillons
Afin de limiter le gaspillage, il est interdit depuis le 1er juillet 2022 de distribuer des échantillons d’un produit (cosmétique ou autre) dans le cadre d’une démarche commerciale si le consommateur n’en a pas fait la demande.
L’objectif de la loi n’est pas tant d’interdire de distribuer des échantillons mais plutôt de limiter le gaspillage. De nombreuses animations commerciales consistaient jusqu’à présent à distribuer massivement des échantillons, qui finissaient généralement à la poubelle ou sur la voie publique.
En tant que pharmacien, vous pouvez toujours permettre à vos patients de tester vos produits, mais de manière moins systématique, ce qui redonne une dimension de conseil authentique à la distribution d’échantillons dans le cas d’un conseil.





